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Témoignage de Caroline

Témoignage d'un vieux cheval, par Caroline

Ponypower pendant 30 ans avec «Pascha du pré»

Au début, il y a la jeune fille la plus heureuse du monde parce que le jour de sa confirmation, ses parents lui ont offert son premier poney qui était presque noir.

Pas encore à la fin, 25 ans après, il y a une femme, toujours la plus heureuse du monde, car elle a toujours le même poney qui est en pleine forme et qui est tout blanc maintenant.

Celui qui a porté tant de bonheur, c'est le petit «Pascha du pré», petit pour un cheval, grand pour un poney.

Témoignage de Caroline

Il n'était pas cher à l'époque, têtu au début, mais muni d'une grande envie de tout faire. Cela a duré quelques années, et nous avons découvert ensemble qu'il était très doué pour le dressage et nous avons commencé les compétitions. Pas à pas, il a grimpé l'échelle, et avec beaucoup de travail, il a réussi à devenir le meilleur cheval du club, avec 25 grands succès dans les classes supérieures de dressage. Mais ce qui compte, ce ne sont pas les cocardes et les coupes, même si je les garde toujours, mais ce sont toutes les petites et grandes histoires qui se sont passés autour de Pascha.

Pascha est un «Reitpony» allemand, sans papiers particuliers avec des allures moyennes, mais déjà son nom «du pré» que sa petite propriétaire francophile lui a ajouté pour la liste officielle des chevaux de compétition allemands et son regard très sur de lui, lui ont toujours donné quelque chose de particulier.

Son pas était moins que moyen, mais il avait une facon de bouger légèrement sa tête juste devant les juges et de secouer sa petite frange au galop (qui était son point fort) qu'il a souvent réussi à dissimuler ses faiblesses. Quand je l'ai compris, je ne lui plus tressé cette frange. Les rares fois qu'il n'était pas parmi les premiers, Pascha était capable de vouloir bouffer les cocardes des autres avant le tour d'honneur.

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Tout son box est couvert de plaquettes de concours et quand il était jeune, je me suis souvent demandé pourquoi il a eu tant de succès sans allures extraordinaires qui sont presque la base pour tout de nos jours. Maintenant que Pascha m'a accompagné toute mon enfance, mon adolescence, ma vie professionnelle, je connais la réponse: il avait toujours très envie de travailler avec moi, sauf dans de rares crises de ma puberté où j'étais trop sévère avec lui, et c'était et c'est la grande amitié entre nous qui nous a poussé à tout donner. Evidemment, la concurrence des chevaux chers est grande, mais un bon équilibre, une confiance profonde, un entraînement avec une diversité, de bonnes conditions d'alimentation et de logement et surtout une grande affection pour un cheval peuvent avoir des effets plus que positifs.

Quand j'étais petite, je passais au moins cinq heures par jour avec lui et bien que j'étais ambitieuse pour les concours, je n'ai pas manqué une occasion pour inventer du divertissement pour lui et pour moi bien sûr. J'avais mes lecons deux fois par semaine, deux autres fois je faisais du dressage avec lui, mais tout le reste de son temps, Pascha a passé dans les prés, dans les forêts, à la plage au bord de la mer du nord, devant une petite calèche, et ses moment préférés étaient à galoper devant une petite luge dans la neige où à nager avec moi dans sa crinière dans le lac à côté. Ma récompense est qu'il vient toujours me voir au trot quand je l'appelle dans le pré.

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Les grand sportifs ont toujours tendance à faire des programmes trop sévères pour les chevaux de concours. Moi, je crois que le secret de Pascha consistait vraiment dans cette grande diversité dans sa vie. Il était jamais malade, il a toujours des jambes très claires, les jours où il a boité, je peux les conter à deux mains pour les 25 ans. Sans les nuits passées dans les prés dans un grand troupeau, sans son grand box avec fenêtre et sans notre discipline de le sortir par n'importe quel temps, il n'aurait peut-être pas tenu les longs voyages en camion, les nombreuses heures d'attente aux concours et le stress des épreuves. Je l'ai déjà trouvé avec des vrais paquets de boue jusqu'au ventre, avec une couche de neige sur le dos, quand je suis allée le voir, mais cela l'a tellement équilibré qu'il n'a jamais fait un bond dans le rectangle et qu'il s'est toujours concentré à maximum les aux moments les plus importants. Et ce qui est le plus étonnant : il n'a jamais perdu l'envie: même quand il avait le choix entre le manège et la promenade, il a souvent choisi le manège de lui-même si je lui ai laissé les rênes longues avant de commencer.

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Pascha a grandi avec moi et il a partagé les hauts et les bas de ma jeunesse et cela est l'autre point important: même si les chevaux ne sont pas les bêtes les plus intelligentes, ils savent ce qui est un partage de la vie, un amour. Ce cheval a tout partagé avec moi, il est à peine plus jeune que moi et il a assisté aux moments les plus importants de ma vie: confirmation, mon premier voyage seul, mon premier amour, mes dix-huit ans, mon bac (mes profs l'ont monté !), mon mariage (où il était devant l'église). Maintenant Pascha a trente ans, on lui a fait une grande fête, et maintenant, il attend mes enfants. Moi, je ne trouve pas naïf du tout de croire qu'un cheval sent qu'il est intégré dans une famille ! Ce n'est pas une contradiction pour avoir du succès dans le sport, au contraire, pour moi, c'est la bonne base pour que le cheval se sente vraiment partenaire, c'est aussi sa motivation de donner son mieux et sa source d'énergie pour ne pas tomber malade et bien vieillir !

Caroline Mutz